Servette-St. Gall | L’avant-match avec Tibert Pont

Servette-St. Gall | L’avant-match avec Tibert Pont

𝐓𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭 𝐏𝐨𝐧𝐭 : ”𝐒𝐞𝐫𝐯𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐚 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́ 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐜𝐫𝐨𝐲𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐨𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭 𝐥’𝐄𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞”

En marge du dernier match de la saison 2020-2021, entretien avec le prédécesseur d’Anthony Sauthier au brassard de capitaine.

Servette – St. Gall : Comme on se retrouve…

Servette – St. Gall : Comme on se retrouve…

C’est au crépuscule d’une saison 2020-2021 ponctuée par le sceau de la réussite que les Grenat vont une dernière fois se rendre dans l’arène du Stade de Genève pour y disputer le dernier combat de la saison.

La saison de Servette ne révèlera plus de rebondissement, fort d’un bilan comptable qui a largement dépassé les attentes du début de la saison et qui, une nouvelle fois, amène Servette en Coupe d’Europe. Qu’on se le dise, la deuxième saison de Servette en Super League était annoncée comme la plus compliquée. Servette a fait mieux que de confirmer, il s’est amélioré, s’est bonifié au fur et à mesure du calendrier démentiel dû au Covid quia usé les têtes et les jambes. Même si le navire à parfois dangereusement tanguer il n’a jamais sombré « Fluctuat nec mergitur »

Avant de prendre un repos bien mérité, il reste une étape, ce sera face à St.Gall contre qui Servette avait connu les affres de l’élimination lors de la demi-finale de la Coupe le 5 mai dernier au Stade de Genève. Avant d’affronter les Brodeurs, Stevanovic & cie vont forcément penser à cette 83ème minute de cette fameuse demi-finale où ce diable de Stillhart trompait un Jérémy Frick peu à son affaire, pour ce qui restera le seul but de la rencontre. Le temps à ce terrible défaut de ne pas pouvoir être remonté et généré les regrets qu’on ressasse inutilement et qui parfois, se transforme en rancœur. Servette aura donc l’occasion de se venger et de finir sa saison sur une (nouvelle) bonne note.

Servette retrouvera le parfum Européen

Tibert Pont a tout connu avec Servette depuis la signature de son premier contrat professionnel en 2004. Tout d’abord, il y a eu la première faillite en 2005, la promotion en Ligue B en 2006 puis la montée en Super League en 2011 et la qualification européenne lors de la saison 2012-2013: « L’Europe c’est toujours quelque chose de spécial et ça te permet de découvrir des endroits comme l’Arménie où j’ai inscrit le premier et le seul doublé de ma carrière (rire) ». 

Si Servette est aussi haut, il le doit aussi à un certain Miroslav Stevanovic: « Je n’ai pas joué avec! » (NDLR: L’auteur de cet article sera viré dans les plus brefs délais après cette erreur scandaleuse…) « Néanmoins, de ce que je sais, c’est un des meilleurs physiquement et qui est très humble dans le privé ».

Alors que Servette sera en Conférence League la saison prochaine, Tibert Pont reste admiratif du parcours des Grenat depuis leur retour en Super League: «Y a des résultats excellents, c’est incroyable d’avoir des résultats aussi bon et d’enchaîner deux qualifications en Coupe d’Europe! Chapeau à toute l’équipe ».

Servette – Lausanne : Redevenir les rois du Lac

Servette – Lausanne : Redevenir les rois du Lac

Une semaine après la déception saint-galloise (désolé de remuer le couteau dans la plaie), Servette retrouve le Stade de Genève ce mercredi 12 mai à 18h15 pour un derby qui promet de sentir la poudre et par ailleurs aussi l’Europe, pour laquelle les deux équipes bataillent.

Esprit du 10 mai 2019, es-tu là ?

Cette date ne vous est pas étrangère si vous suivez le club et l’on ne vous rappellera pas ce qu’il s’est passé ce jour-là, les réseaux sociaux du club ont déjà bien fait le travail. Le 10 mai 2019 reste également la dernière victoire servettienne face au INEOS-Sport. Depuis, l’équipe réserve de l’OGC Nice est restée une saison de plus dans l’antichambre de l’élite avant de pouvoir se re-frotter aux Grenat le 20 septembre 2020 pour le dernier derby dans le frigidaire de la Pontaise, avec un score final de 2-1 en faveur des locaux.

S’en sont suivi une nouvelle défaite, celle-ci dans le nouveau Stade de la Tuilière, ainsi qu’un match nul 1-1 à la Praille durant lequel Frick a sauvé les siens à la dernière seconde en stoppant un penalty. C’est donc la dernière opportunité pour le Servette FC de prendre l’ascendant sur son rival lémanique et par la même occasion de l’écarter de la course à la Conference League en cas de succès.

Ineos, un projet f(l)ou?

Si le Lausanne-Sport réalise une saison plus qu’honorable pour un promu, l’arrière boutique n’est pas complètement reluisante. En 2018, Ineos devient le propriétaire du club avec des ambitions claires: remonter le club en Super League et y demeurer. Seulement voilà, la multinationale anglaise ne résonne pas en termes d’émotion mais plutôt par logique financière et n’a donc qu’une seule religion: le pognon. 

Le projet est vague et peine à convaincre, il faut dire que le groupe anglais n’a pas vraiment bonne réputation en dehors de nos contrées helvètes et s’appuie sur des hommes au passé pour le moins agité. La direction choisie par les dirigeants du LS semble s’orienter doucement mais sûrement vers un modèle de club vitrine, une vitrine dont les articles ne sont pas tous la propriété du club donc ? 

Vous le savez certainement mais Ineos possède aussi et surtout l’OGC Nice, faute d’avoir bonne réputation en Angleterre… Le moins que l’on puisse dire c’est que même à Nice on ne comprend pas vraiment le « projet » 

Daniel Riolo, journaliste pour RMC n’y va pas par quatre chemins et le constat est édifiant: « Tout est flou à Nice, un club de plus en France dans lequel on ne comprend rien “ a confié Riolo.

Quand il s’agit de pognon tout le monde finit par s’entendre et on fait croquer les amis, c’est le tube « Les copains d’abord » remis au goût du jour. Prenons par exemple Souleymane Cissé actuellement directeur sportif du LS et qui n’a pas laissé un souvenir impérissable en Gironde comme en témoigne un article du 1er mars rédigé par le site spécialisé Girondins33.com :

« Salarié du FCGB (10 000 euros par mois selon L’Équipe, Souleymane Cissé a au moins cette différence – en plus de celle d’être encore au club, gardé par King Street quand les parts de GACP ont été rachetées et la gestion du club reprise par KS – avec Hugo Varela. Pour rappel, le Portugais dirigeait la politique sportive du FCGB sans être employé du club mais en étant payé par les Marine et Blanc via son agence, basée en Angleterre. Pour le reste, les deux hommes ont le point commun peu rassurant d’avoir une réputation sulfureuse et d’être associés à des pratiques… particulières visant à privilégier leurs intérêts en priorité. »

Si nous ne connaissons pas les pratiques du directeur sportif vaudois, ses propos ne laissent que peu de place au doute et à l’interprétation. L’homme fort du Lausanne parle très clairement de « passerelle entre les clubs Ineos sur Actufoot.com le 21 avril de cette année:

«Les jeunes progressent, on croit vraiment en eux. Il y a une vraie passerelle avec les autres clubs INEOS. On n’est pas la poubelle du Gym, qui ne m’a rien imposé. Je remercie le staff, Julien Fournier et les scouts. Lausanne est un club historique, il y a un vrai projet à bâtir ici.»

Il cite Julien Fournier le « responsable du football d’Ineos » qui n’a pas vraiment les mains propres. Il avait en effet été placé en garde à vue en 2014 dans le cadre d’une enquête sur des transferts présumés frauduleux alors que Julien Fournier était à l’OM… 

Vous l’avez compris, le fonctionnement du LS ne se limite pas au terrain et les interrogations sur la crédibilité du projet sont nombreuses et la non prolongation de Giorgio Contini n’est pas de nature à rassurer. Espérons pour les supporters Lausannois que cela ne soit pas les prémices d’une nouvelle descente aux enfers, le simple fait d’habiter à Lausanne constitue une souffrance déjà bien suffisante sans en rajouter d’autres.

Servette-St. Gall | L’avant-match avec Sébastien Fournier

Servette-St. Gall | L’avant-match avec Sébastien Fournier

Cette fois le grand moment est arrivé! Après avoir éliminé Vevey et Kriens dans la souffrance, Servette a rendez-vous avec son histoire face au FC St-Gall! La Coupe de Suisse étant particulière, il était logique d’en discuter avec Sébastien Fournier qui a notamment gagné la Coupe de Suisse avec Servette et Sion mais aussi avec Stuttgart en 1997.

La difficulté et la qualité d’un parcours d’une équipe se forgent dans les victoires difficiles. Si Servette a passé les embûches de Vevey et Kriens, il l’a fait en souffrant les deux fois, une caractéristique de gagnant « Quand le chemin est difficile c’est souvent là que tu gagnes! Avec Stuttgart nous avions gagné deux matchs lors de la séance des tirs au but! ». Avant de penser à soulever la Coupe, les Grenat devront passer St.Gall. « St-Gall ne refuse jamais le jeu! C’est très direct et offensif comme style de jeu, ils vont essayer de prendre Servette à la gorge ».

Si un club comme le FC Sion a fait de la Coupe une spécialité, quelles sont les qualités pour brandir le fameux trophée? Sébastien Fournier nous livre quelques secrets: « Il faut beaucoup d’énergie et savoir gérer ses émotions. Les joueurs d’expériences comme Gaël Clichy sont très importants dans ce genre de rendez-vous ».

Servette affronte Saint-Gall avec un jour de récupération en moins, l’ex international est affirmatif « Avoir joué contre YB a pompé de l’énergie mais dans les têtes, gagner contre YB ça fait un bien fou dans la tête ça équilibre un peu les choses ». 

Servette-YB | L’avant-match avec Gérard Castella

Servette-YB | L’avant-match avec Gérard Castella

” 𝙈𝙚𝙩𝙩𝙧𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙟𝙚𝙪𝙣𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙢𝙚𝙩𝙩𝙧𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙟𝙚𝙪𝙣𝙚𝙨 ? 𝘾𝙚 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙘̧𝙖 𝙦𝙪𝙚 𝙘̧𝙖 𝙢𝙖𝙧𝙘𝙝𝙚… ”

Avant le Servette – Young Boys de ce dimanche, nous avons pu analyser les forces d’YB avec Gérard Castella, le responsable jeunesse chez les Bernois.

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