C’est l’été, il fait chaud, mais les joueurs du Servette FC ne se rendront pas au Portugal pour faire de la bronzette au soleil. Leur aventure européenne débute ce jeudi 8 août face à Braga, à 21h30, pour le match aller du troisième tour de qualification de la Ligue Europa.
Après leur cruelle élimination face au Viktoria Plzen en huitièmes de finale de la Ligue Europa Conférence la saison dernière, les joueurs de Thomas Häberli retrouvent l’Europe ce jeudi (21h30), avec un choc contre le Sporting Clube de Braga, dans le cadre du troisième tour de qualification de l’UEFA Europa League. Battu en championnat le week-end passé par Lugano (3-1), Servette se déplace sur le sol portugais pour assurer une qualification en barrages de la C3.
Quel est l’enjeu ?
Le vainqueur de la double confrontation entre le SFC et Braga rencontrera le vainqueur entre le Rapid Vienne et Trabzonspor. Tandis que le perdant de ce troisième tour qualificatif devra affronter un grand club anglais – Chelsea – en barrages de Conference League, et ainsi dire au revoir à l’Europa League.
Qui est notre adversaire ?
Commençons par leur stade créé en 2004, l’Estadiò Municipal de Braga. Son architecture est peu commune : il s’agit d’un stade ouvert, offrant une vue sur un grand rocher. L’ambiance promet d’être exceptionnelle avec sa capacité maximale de 30’286 spectateurs, dont 15’000 spectateurs de moyenne par match.
La saison dernière, le Sporting Clube de Braga a terminé troisième de son groupe en Ligue des champions et quatrième de Liga Portugal, à quatre points de Porto, qui a fini troisième. Suite à cette quatrième place, les Portugais ont dû jouer le deuxième tour de qualification de l’Europa League 2024-2025. Pour l’occasion, ils étaient confrontés aux Israéliens du Maccabi Petah-Tikva et se sont aisément qualifiés pour le tour suivant, en s’imposant par deux fois face à leur adversaire (2-0 à l’aller, 5-0 au retour; score cumulé 7-0).
Pendant sa préparation, Braga a déjà affronté un club romand – le Lausanne-Sport – et l’a battu 3 buts à 1. Certes, il ne s’agissait que d’un match amical, mais cela donne une idée de ce qui attend les hommes de Thomas Häberli s’ils ne sont pas prêts à fournir les efforts nécessaires.
Gros challenge en perspective pour nos Grenat : rien ne va être facile, mais le SFC nous a déjà prouvé sa combativité la saison passée face à de grosses écuries européennes comme la Roma (1-1 à domicile). Alors, encourageons-les comme ils le méritent et croisons les doigts !
Vous ne pouvez pas faire le déplacement ? Pas de panique, la RTS diffusera le match en direct.
Deux victoires, une défaite: on peut donc parler d’un bilan positif. Le seul petit couac a été le manque d’initiatives et defrappes au but aperçu face aux Carougeois.
Mis à part ce détail sur le plan tactique, les Servettiens ont su proposer un jeu intéressant avec notamment des bonnes actions collectives et surtout un bon mental qu’on a pu apercevoir au Stade de Genève. Fini les matchs de préparation, le premier match en Super League commence déjà le 21 juillet pour nos Genevois avec un déplacement à Lucerne !
AS Monaco – Servette FC (6 juillet)
En début du mois a eu lieu le premier match amical du Servette FC. Les Genevois ont dû faire le déplacement à Monaco pour y affronter l’équipe locale Monégasque. Un bon test puisque cette équipe du sud de la France évolue en Ligue 1, deuxième au classement 2023/2024. Premier test concluant pour nos Grenat, victoire 0-1 grâce à un but de Guillemenot.
Trois jours plus tard, les Grenat ont retrouvé la pelouse du Stade de Genève en affrontant cette fois-ci une équipe Belge, 5e place au classement de la Jupiler Pro League (D1). Le match a très mal démarré pour nos Servettiens.
Mené au score en début de partie de deux buts, les hommes de Häberli ont su revenir dans le jeu grâce à un but de Antunes (2-1). La deuxième période a été mieux gérée sur le plan de jeu. Kutesa a permis aux siens de revenir dans la course (2-2). Le Servette a continué à pousser jusqu’à s’offrir la victoire avec un premier but pour la nouvelle recrue Von Moos ancien joueur du FC Saint Gall sur un centre du jeune Sawadogo.
Le 13 juillet a eu lieu le dernier match de cette présaison au stade de Frontenex. Rien de mieux qu’un derby Genevois sous un soleil d’été. Devant plus de 2600 spectateurs, Crivelli a ouvert la marque en début de match.
Carouge a su rebondir avant la pause en obtenant un penalty à la suite d’une faute de Tsunemoto (1-1). Deuxième mi-temps bien plus intéressante sur le plan offensif mais Carouge s’est montré bien plus efficace. Les Stelliens ont remporté ce derby en parvenant à tromper le portier Joël Mall un quart d’heure avant la fin du match (2-1).
Ce vendredi, le nouvel entraîneur du Servette FC, Thomas Häberli, s’est exprimé lors d’une conférence de presse au Stade de Genève. Réactions recueillies sur place.
Arrivé depuis deux jours à Genève, quels sont vos premiers sentiments ?
C’est un grand honneur pour moi d’être ici, je connais Servette depuis longtemps. Je connais les traditions et je connais le chemin du Servette.
Pourquoi avez-vous choisi Servette ?
Je ne croyais pas que Servette cherchait un nouvel entraîneur. Il y a quatre semaines, René Weiler m’a appelé pour changer sa position [ndlr : pour devenir directeur sportif]. A ce moment-là, c’était clair pour moi. Je suis très heureux d’avoir ce poste d’entraîneur.
Vous avez entrainé l’équipe nationale d’Estonie, votre contrat s’arrêtait approximativement le 31 juillet. Vous l’avez écourté. Est-ce que c’était en partie en lien avec le Servette ?
Mon contrat se terminait en fin d’année et déjà en avril, pendant le match contre la Suisse, j’avais décidé d’arrêter. J’étais ouvert pour quelque chose de nouveau et quatre-cinq jours avant le match de la Suisse, Weiler m’a téléphoné.
Travailler tous les jours avec les joueurs, c’est quelque chose qui vous manquait par rapport à l’équipe nationale ?
C’est ça que je cherchais. J’étais longtemps entraîneur dans différentes fonctions, avec notamment un passage à Lucerne. Ainsi, être tous les jours avec les joueurs sur le terrain, c’est ce qui fait que ce boulot est très intéressant
Est-ce que vous pouvez nous dire, même si le mot vous paraît grand, quel est votre philosophie du football ?
Quand j’étais en Estonie, la philosophie était très différente. Cela veut dire qu’il faut l’adapter aux joueurs. On sait comment Servette a joué l’année passée, il faut continuer sur ce chemin en jouant ce football tout en gagnant les matchs.
Quelles sont vos relations avec René Weiler ?
Il y a 25 ans, j’étais joueur et lui directeur sportif à Saint-Gall. Par ce biais, on a eu une rencontre. Il y a quatre semaines quelqu’un de la Suisse m’a téléphoné. J’ai été surpris d’avoir l’entraîneur de Servette qui m’appelle. Je ne le connaissais pas personnellement.
Quel sont vos objectifs pour la saison prochaine ?
Il ne faut pas penser trop loin, il faut s’établir. C’est toujours très difficile mais on va continuer sur ce chemin. L’objectif est que l’équipe progresse.
Est-ce que cela vous dérange que René Weiler soit devenu directeur sportif dans un rôle de supérieur ?
C’est lui-même qui a décidé de devenir directeur sportif. Moi je trouve que cette situation me correspond, tout le monde connaît les règles dans le foot. Cela veut dire que nous on va performer et lui il va faire son boulot. Je me réjouis de cette collaboration.
Est-ce que vous avez envie de renforcer l’effectif ?
C’est René Weiler qui choisit les joueurs, pour le moment. Ce n’est pas mon boulot. Je suis très content des joueurs que j’ai à ma disposition.
Le dimanche 2 Juin 2024 a eu lieu la finale de Coupe de Suisse. Un match extrêmement tendu avec deux équipes voulant qu’une seule chose: le titre.
Toute au long de cette partie, l’ambiance a su être au rendez-vous. Plus de 12’000 supporters Genevois ont fait le déplacement jusqu’à Berne en espérant voir leur club soulever la coupe. Le tout accompagné d’un tifo magnifique!
Match maîtrisé mais sans buts
Les Grenat ont très bien abordé cette rencontre en se créant une multitude d’occasions. Malheureusement, leur efforts n’ont pas trouvé le chemin des filets. Lugano quant à eux ont eu quelques occasions dangereuses, mais pas concluantes… fort heureusement!
L’heure a tourné et étant donné que les deux équipes n’ont pas réussi à se départager sur la pelouse du Wankdorf, l’arbitre a dû prolonger le match jusqu’à l’obligation de siffler une séance de penalty qui a été très forte sur le plan émotionnel.
Le génie de Weiler
Un coup de génie de Monsieur René Weiler ? Jérémy Frick a été remplacé par le gardien suisso-chypriote Joël Mall pour essayer de déstabiliser les Luganais.
Et c’est un grand oui pour le coaching ! Un scénario incroyable s’est produit pendante cette fameuse séance. Alors que Lugano a eu le droit à trois balles de match, le portier Servettiens a su redonner de l’espoir à son public en réussissant l’exploit de s’interposer à plusieurs reprises sauvant les siens, allant jusqu’à faire l’arrêt de la victoire. Yoann Severin a quant à lui marqué le but victorieux de Servette, lui qui était déjà là en Challenge League. Tout un symbole.
Servette FC est champion Suisse 2024 et ce n’est pas un rêve… merci messieurs, car vous avez honoré le blason !
Dès la première minute, les Grenat ont su ouvrir la marque par son numéro 10 Luca Sestito.
Les Genevois ont abordé le matchs parfaitement. Pendant plus d’un quart d’heure, les Bernois n’ont pratiquement pas touché la balle. Ces derniers se sont reveillés à la 20e minutes grâce à un but égalisateur (1-1).
La deuxième mi-temps a été très équilibrée avec notamment des actions des deux côtés. Ousseynou, en grande forme cette saison, a permis aux siens de reprendre l’avantage 2-1 à la 69e minute.
Le capitaine de la formation servettienne Simo a, lui aussi, eu son mot à dire en effectuant la frappe du 3-1 à la 88e minute. Alors qu’on a pensé que le match était fini, YB s’est montré très agressif.
Cette preuve de caractère a fait peur au Servette puisque les Bernois sont revenus à 3-2 dans les arrêts de jeu. Suite à cela, il y a eu un gros suspense dans cette fin de match. La dernière occasion du match a été en faveur des Jaunes et Noir, mais heureusement la balle a touché la barre transversale d’Aubert. Le gardien genevois a pu remercier sa bonne étoile. Coup de sifflet de l’arbitre et une victoire à la maison.
Cette victoire, qui ne change rien au classement, a fait du bien aux joueurs de Binotto qui retrouveront la 1re League Classic la saison prochaine. Avec, on l’espère pleins d’ambitions!