Après un match nul encourageant à l’aller (0-0), les hommes de Thomas Häberli ont été punis par Braga (1-2) et sont éliminés de la course à la Ligue Europa dès le 3e tour préliminaire. Les espoirs entrevus lors du match au Portugal ne sont pas concrétisés, et les Grenat ont été reversés en barrages de la Ligue Conférence, où ils joueront leur avenir européen contre Chelsea. Une montagne à gravir…
Ce qu’il faut retenir
Que de regrets… Le SFC avait l’opportunité de battre Braga pour se qualifier aux barrages de l’Europa League. Malgré une bonne entame de match et un but de Kutesa à la 91e, les Servettiens ont montré leurs limites sur la scène européenne. Bien que le match se soit joué sur des détails, l’exploit aurait été possible si les Grenat avaient trouvé la faille plus tôt.
Le fil du match
0-1, 46e : Tout a commencé par une perte de balle de Mazikou dans le camp adverse. Les Portugais récupèrent rapidement le ballon et se projettent vers l’avant. Le cuir arrive dans les pieds de Ricardo Horta, qui, sans être gêné par Douline, centre vers Victor Gómez. Ce dernier profite d’une erreur de marquage d’Ondoua pour offrir une passe décisive à El Ouazzani, débloquant ainsi la rencontre.
0-2, 69e : À la suite d’un enchaînement de passes dans la surface servettienne, Vitor Carvalho sert Roberto Fernández, qui marque dans le vide. But du break !
1-2, 91e : Guillemenot récupère la balle à la suite d’un cafouillage défensif portugais et la remet à Kutesa, entré en cours de jeu, qui sauve l’honneur.
Une occasion de Crivelli, à la 52e, aurait pu permettre aux hôtes d’égaliser. Lancé par Cognat, Douline délivre un centre millimétré pour l’attaquant grenat, qui n’arrive pas à conclure au second poteau. Avec un score de parité et un public qui pousse son équipe, la rencontre aurait pu basculer en faveur des hommes de Thomas Häberli. Malheureusement, nous ne le saurons jamais.
L’homme du match
Déjà impressionnant lors du match aller, il a récidivé avec une performance tout aussi remarquable au Stade de Genève. En pointe de l’attaque, il a ouvert le score et a su se montrer déterminant tout au long de sa prestation. À la 57e minute, il a cédé sa place à Roberto Fernández, dont l’entrée a été décisive, puisqu’il a inscrit le deuxième but après une belle action collective, face à une défense genevoise dépassée. Mention spéciale à Victor Gómez et Vitor Carvalho, qui ont été indispensables à la victoire de leur équipe.
La stat’ du match : 15’179 spectateurs
Malgré la défaite et la fin de l’aventure en Ligue Europa, les Genevois ont pu compter sur leur public et leurs encouragements appuyés. L’affiche du soir a attiré près de 15’000 spectateurs (15’179 spectateurs). Pour franchir l’obstacle Chelsea, ils auront besoin du soutien de tout le monde.
« Le regret, c’est le match aller ! On aurait dû gagner à Braga ». Face à la tournure des événements, le portier servettien n’a pas pu dissimuler son amertume. L’élimination ne reflète pas le véritable rapport de force. Le SC Braga, bien que supérieur sur le papier, a été mis en difficulté sur la double confrontation. Mais, les Grenat, diminués par des absences de dernière minute et un manque de fraîcheur, n’ont pas su convertir leurs occasions, laissant des regrets.
Les prochaines échéances du club sont le 1er tour de la Coupe de Suisse contre le Signal FC, puis le barrage de la Conférence League face à Chelsea. Continuons de les soutenir !
Servette recevait Bâle ce dimanche (16h30) dans le cadre de la 4e journée de Super League et les Grenat se sont lourdement inclinés face aux Bâlois (6-0). Après sa lourde défaite 3-1 face à Lugano samedi dernier, le SFC a de nouveau coulé en championnat et il y a de quoi être inquiet avant le match décisif de jeudi en Ligue Europa.
Ce qu’il faut retenir
C’est une humiliation. Devant leur public et sous une chaleur écrasante, les Servettiens ont été balayés 6-0 par les RotBlau, dimanche après-midi en Super League. Trahi par une défense de cristal, le SFC a été logiquement puni au Stade de Genève lors d’un match qui restera dans les annales de la saison. Une équipe sans ligne directrice, ni rigueur, qui n’aura pas pesé lourd face à l’inspiration retrouvée du FCB. Les absences de Steve Rouiller et d’Alexis Antunes se sont faites ressentir.
Le fil du match
0-1, 37e : Les Servettiens ont concédé l’ouverture du score contre le cours du jeu sur une rupture très verticale des hommes de Célestini. Anthony Baron, en montant sur Thierno Barry, a laissé Bénie Traoré libre dans l’axe. La déviation de l’Ivoirien a permis à Barry de se retrouver en bonne position, laissant Baron sur place avant de fusiller Mall.
0-2, 46e : La seconde période a démarré de la pire des manières pour les Grenat et leur défense. Passeur décisif sur le premier but, Traoré a doublé la mise au retour des vestiaires. Abandonné par une défense restée au vestiaire, Mall a dû s’incliner face à une frappe de l’ailier ivoirien.
0-3, 63e : Profitant des lacunes défensives genevoises, les Bâlois ont inscrit un troisième but grâce à Albian Ajeti, passeur décisif sur le deuxième but du FC Bâle. Servi par Dominik Schmid, Ajeti a planté son premier but de la saison.
0-4, 76e : Aphones offensivement et aux abois défensivement, les Grenat encaissent un quatrième but. En difficulté depuis son second départ de Bâle en 2019, Ajeti s’est offert un doublé sur la pelouse du Servette FC. Sur un long ballon en profondeur, Bradley Fink – entré en cours de jeu à la place de Léo Leroy – contrôle et décoche une frappe du gauche qui est repoussée par Mall. Le cuir atterrit ensuite dans les pieds d’Ajeti, qui n’a plus qu’à conclure.
0-5, 81e : Pour enfoncer encore un peu plus des Genevois en totale déliquescence, le jeune Marin Soticek, entré en jeu à la 75e minute à la place de Thierno Barry, s’est également illustré en marquant le but du 5 à 0 à la 81e. Parti dans le dos de la défense genevoise, le Croate progresse en solitaire et ajuste sa frappe.
0-6, 87e : Les Bâlois ont exploité un énième mauvais alignement de la défense serviettenne pour inscrire le sixième but. Habilement lancé en profondeur par Taulant Xhaka, Soticek centre pour Benjamin Kololli, qui n’a plus qu’à ouvrir le pied.
Les tournants du match
Le sort de ce match aurait pu être différent si les Grenat avaient réussi à concrétiser leurs occasions lors de leur temps fort en première mi-temps. Un exemple frappant de ces occasions manquées s’est produit à la 30e minute, lorsque Dereck Kutesa a eu une opportunité en pour ouvrir le score. Mais l’incroyable parade de Hitz, qui a dévié son tir en corner, a empêché le ballon de finir au fond des filets, laissant les deux équipes à égalité. On peut également citer la frappe du même Kutesa à la 34e minute, bien trop centrée pour inquiéter Hitz. Des occasions qui auraient pu changer le cours de la rencontre.
L’homme du match
L’ancien attaquant de West Ham et du Celtic a signé un doublé et délivré une passe décisive avec le FC Bâle face au Servette FC. Peu utilisé depuis son retour, l’international suisse a lancé sa saison de la meilleure des manières. Remplacé à la 85e minute par Benjamin Kololli, ce dernier a pris le relais et a clôturé la démonstration de Bâle en marquant le sixième but peu après son entrée en jeu.
C’est la deuxième fois en cinq ans, depuis son ascension en Super League, que le Servette FC subit une défaite aussi sévère. La précédente humiliation des Grenat remonte au 3 octobre 2021, face aux Young Boys, avec le même score de 0-6. Quelques minutes avant la mi-temps, Jeremy Frick commet une faute lourde de conséquences, entraînant un penalty et son expulsion. Le tir au but est transformé, et en seconde mi-temps, le SFC s’effondre, encaissant cinq buts, comme ce qui s’est passé dimanche au Stade de Genève.
La déclaration à retenir
Dans des propos recueillis par Radio Lac après le match, Yoan Séverin tente de mettre des mots sur la débâcle : « C’est un jour sans malheureusement. Au niveau défensif et à toutes lignes, on a manqué d’agressivité et de lucidité dans les deux surfaces (…) L’enchaînement des matchs ne nous aide pas, la chaleur non plus. Maintenant, ce n’est pas une excuse. On n’a pas le droit de lâcher comme ça en deuxième mi-temps et d’en prendre six à la maison ! ».
La défaite écrasante du Servette FC face au FC Bâle a plongé joueurs et supporters dans une profonde incompréhension. Après une première période relativement équilibrée, l’équipe s’est effondrée en seconde mi-temps, concédant six buts. Cette débâcle constitue un véritable naufrage collectif, avec un manque alarmant d’agressivité et de rigueur. La contre-performance de l’équipe a été particulièrement choquante, mettant en évidence une défaillance majeure de l’équipe qui nécessite une sérieuse remise en question.
Après la déroute contre le FC Bâle, Thomas Häberli et ses hommes devront montrer un tout autre visage et relever la tête avant la réception de Braga, ce jeudi (20h30), pour le match retour du 3e tour de qualification de l’Europa League.
Ce dimanche 28 juillet à 14h15, le Servette FC reçoit Yverdon pour le compte de la 2e journée de Super League. Après deux journées, les Genevois comptent six points au classement et prennent la tête du championnat. De leur côté, les Yverdonnois se sont inclinés 0-2 pour leur 1ère journée de Super League face au FC Zürich. Les Vert et blanc vont ainsi tenter de décrocher leur première victoire de la saison à Genève ce dimanche, mais les Grenat ne se laisseront pas faire.
Deux matchs, deux victoires : Thomas Häberli ne pouvait pas rêver mieux pour ses débuts avec le SFC. L’ancien sélectionneur de l’Estonie a commencé son mandat sur le banc des Grenat par deux succès de rang contre Lucerne (2-1) et YB (3-1).
Après une préparation de plusieurs semaines, ponctuée par deux victoires et une défaite, les Grenat ont montré aux Lucernois et, plus particulièrement, aux Bernois qu’ils étaient prêts à en découdre pour le titre. Cette démonstration de force témoigne de leur ambition et de leur état d’esprit conquérant pour la saison à venir.
La perf’ du dernier match
Servette FC – BSC Young Boys. C’était le choc le plus attendu de la semaine. Le 24 juillet 2024, les Servettiens recevaient YB pour le match avancé de la 5e journée de championnat et n’ont pas déçu face aux attentes placées en eux avant le match. Supérieurs dans tous les compartiments du jeu, ils n’ont fait qu’une bouchée des Jaune et noir.
Galvanisés par l’enjeu et leurs inconditionnels supporters, les joueurs de Thomas Häberli se sont montrés très entreprenants dès le début de la rencontre. Récompensés pour leurs efforts, les Genevois menaient deux buts à zéro à la mi-temps grâce à Tsunemoto (32e) et Stevanovic (40e). Malgré un vain sursaut en deuxième période, les hommes de Patrick Rahmen ont été dépassés par l’intensité des Grenat et se sont finalement inclinés lourdement (3-1) mercredi dernier.
La déclaration à retenir
Après le brillant succès face à YB en championnat, dans des propos recueillis par Blick, le nouvel entraîneur du club grenat a salué la performance de son équipe face au récent champion : « L’équipe a livré le match que j’espérais ». Lorsque l’on observe le niveau affiché par les joueurs durant la rencontre, on ne peut que lui donner raison.
Tsunemoto et Mazikou, les deux latéraux, se sont montrés à leur avantage tout au long de la partie, avec un but pour le premier et une passe décisive pour le second. Impérial au milieu, le trio Ondoua – Cognat – Antunes a apporté offensivement. En attaque, Kutesa, Guillemenot et Stevanonvic ont assuré le spectacle.
La forme de l’adversaire
Yverdon Sport a débuté sa saison par une défaite face au FC Zürich (2-0) samedi 20 juillet. En fin de match, alors que l’attaquant yverdonnois Kevin Carlos se préparait à tirer un pénalty pour égaliser à un partout, la VAR a révélé une faute commise par Mohamed Tijani plus tôt dans l’action. Cette décision a annulé le pénalty, entraînant un coup franc pour Zürich et l’expulsion de Tijani. Au cours des 12 minutes de temps additionnel, les Zurichois ont marqué un deuxième but, scellant ainsi la victoire.
En parallèle, la situation de Kevin Carlos complique les choix d’Alessandro Mangiarratti et de son staff. Meilleur buteur du club la saison dernière, l’Espagnol souhaite partir et son club est prêt à le vendre en cas de belle offre, selon Le Matin. Mais, toujours selon le média, aucune offre à la hauteur de ses attentes ne s’est présentée, ce qui crée un dilemme. Faut-il le faire jouer et lui faire prendre de la valeur, ou le laisser sur le banc, ce qui priverait l’équipe de son atout offensif numéro un ? Samedi dernier, face à Zürich, le staff a fait le choix de le faire entrer à la mi-temps, après une première période où l’équipe a été inefficace offensivement.
Le joueur dont il faut se méfier
On pourrait citer Kevin Carlos, mais son cas est complexe. Les Genevois devront surtout se méfier du collectif yverdonnois dans son ensemble. Après un mauvais départ à l’entame du championnat, les hommes d’Alessandro Mangiarratti seront déterminés à se racheter et pourraient se révéler particulièrement dangereux. Pour rappel, à la même période l’an dernier, YS avait écrasé le SFC (4-1), grâce à des buts de Christopher Lungoyi (deux buts), d’Aymen Mahious et de Mihael Klepac.
Le Servettien à suivre
Auteur d’une bonne prestation contre YB, Keigo Tsunemoto a marqué son premier but sous les couleurs du club grenat. Arrivé l’année dernière au SFC en provenance du Kashima Antlers, le Japonais a livré un match de grande qualité, en montrant une excellente discipline tactique et en participant aux phases offensives. Il faut également souligner l’excellent match de Bradley Mazikou, qui était intenable sur son flanc gauche.
Vainqueur en finale de la Coupe de Suisse dimanche 2 juin 2024 contre Lugano, le SFC a remporté son premier titre depuis 23 ans. En pleine liesse, René Weiler annonce pourtant quitter déjà son poste d’entraîneur. Des questions subsistent…
Arrivé au Servette FC en juin 2023 pour prendre la succesion d’Alain Geiger, René Weiler a remporté la Coupe de Suisse avec son équipe face au FC Lugano (0-0/ 8-9 tb). Mais dans la foulée de cette rencontre, le technicien zurichois a annoncé à la chaîne de télévision SRF qu’il ne sera plus l’entraîneur du SFC la saison prochaine. Le désormais ex-coach restera toutefois au club dans une fonction à définir.
Le départ de Bedia : un élément déclencheur?
Pas vraiment une surprise, le «départ» de René Weiler était un secret de polichinelle, surtout après la vente de Chris Bedia à l’Union Berlin lors des dernières heures du mercato hivernal. Malgré la belle petite somme récupérée par le club genevois, la perte d’un élément clé de son effectif a fortement déplu à l’entraîneur zurichois selon différents médias.
À cette période, l’Ivorien était en tête du classement des artilleurs de Super League avec ses dix buts. Sur l’ensemble des compétitions disputées par le SFC cette saison, il avait marqué 16 buts en 29 matchs. Servette occupait la 4e place, avec sept points de retard sur le leader YB. Malgré la frustration de perdre l’un des meilleurs joueurs de l’équipe, Weiler aura su s’adapter et offrir au club un premier titre en 23 ans.
Weiler siffle la fin de son aventure de coach au SFC
Comme annoncé depuis plusieurs semaines, René Weiler a confirmé qu’il quittait son poste, ce qui pose des questions sur son avenir… et son successeur. En conférence de presse, après le sacre en Coupe de Suisse, le coach Grenat a été interrogé à propos de cette déclaration.
Sans trop entrer dans les détails, il est revenu sur les difficultés auxquelles il a pu être confronté au cours de la saison et sur son futur rôle au sein de l’organigramme du club.
Concernant les difficultés rencontrées au cours de l’exercice 2023-2024, le Winthertourois a constaté un manque de visibilité globale au niveau de la politique sportive du club. «J’étais très souvent seul comme coach», dira Weiler en conférence d’après-match.
L’absence d’un directeur sportif, l’imbroglio administratif autour des recrues Omar Rekik et Bassirou Ndiaye, ainsi que la vente de Bedia ont certainement renforcé cette idée. Trop esseulé, René Weiler, «d’un commun accord» avec le club, pour reprendre ses propres mots, a quitté son poste de coach pour embrasser sans doute le rôle de directeur sportif.
Un nouveau poste à définir
À ce propos, rien n’est encore arrêté pour le principal intéressé. Certes, il ne sera plus l’entraineur du Servette FC, mais son rôle au sein du club reste encore à définir.
Concentré sur la finale, l’entraîneur a confirmé qu’il y avait encore certains détails à discuter en interne. Cependant, lors du point presse, Weiler a tout de même usé de l’humour lorsqu’il lui a été demandé d’apporter des précisions sur sa future nouvelle fonction.
«Je ne peux pas encore le dire en détail, avoue-t-il. Peut-être mentaliste, coach d’affaires ou directeur sportif». On devrait se diriger vers cette dernière option selon la plupart des médias spécialisés.
Devant son auditoire, le coach a toutefois insisté sur sa volonté «de faire grandir le club, d’aider au développement du club, de lui permettre de concurrencer YB et de jouer le titre». Quelle que soit la dénomination de son poste, Weiler sera le nouvel homme fort du sportif. Il aura la charge du recrutement, des contrats, de la construction de l’effectif et, bien évidemment, de la nomination du prochain entraîneur.
Stéphane Henchoz : L’ex-entraîneur de Xamax et de Sion est considéré comme un candidat potentiellement solide pour potentiellement entraîner le SFC lors de l’exercice 2024-2025. Cependant, le journaliste de La Tribune de Genève indique que, bien que son expérience en tant que coach en Suisse et son parcours de joueur à l’étranger, son profil n’a pas été retenu. L’ancien Red occupe actuellement le poste de Conseiller Football au sein de la direction générale du Lausanne-Sport.
Marc Schneider : Actuellement à la tête du FC Vaduz en Challenge League, Marc Schneider figurerait également sur la liste des candidats du SFC pour succéder à René Weiler en tant qu’entraîneur, d’après les informations du reporteur genevois.
Bojan Dimic : L’actuel adjoint de Weiler est un candidat sérieux grâce à sa connaissance approfondie du club et sa compatibilité avec la méthode de l’ex-entraîneur des Grenat. Après des expériences au FC Grand-Lancy et au Lancy FC, Dimic a longtemps endossé le costume de numéro 2 sous Meho Kodro, Alain Geiger et René Weiler. Succédera-t-il au technicien zurichois ? Il est encore trop tôt pour se prononcer. Toutefois, d’après les propos recueillis par Bastien Feller, journaliste travaillant pour Blick, l’intéressé se tient prêt : «Je fais mon travail dans mon club de cœur, j’ai des ambitions et je suis à disposition, quoi qu’il arrive, quelle que soit la demande». C’est donc une piste à considérer.
Adrian Ursea et Raphaël Wicky : Daniel Visentini évoque également les noms d’Adrian Ursea et Raphaël Wicky, mais leurs identités de jeu et leurs principes pourraient entrer en conflit avec les idées et la vision de René Weiler.
Aux yeux des supporters, il y a peut-être un nom qui pourrait faire l’unanimité : Lucien Favre. Vainqueur de la Coupe de Suisse en 2001 avec Servette, le Vaudois est libre de contrat après une (deuxième) expérience mitigée à l’OGC Nice.
Qui succédera à René Weiler ? Seul René Weiler a la réponse.
Photos : Maxime Sallin (couverture) & Victor Perrin
Servette a bouclé sa saison en championnat par une victoire 0-2 sur la pelouse de Lugano, son futur adversaire en finale de la Coupe de Suisse. Cette rencontre, sans enjeu pour le classement, a permis aux deux équipes de faire tourner leurs effectifs en vue de l’échéance décisive du 2 juin prochain.
Mattia Croci-Corti et René Weiler, les entraîneurs de Lugano et de Servette, ont profité de l’occasion pour tester différentes options et ménager certains cadres en vue de la finale. Le coach tessinois a choisi de se priver de plusieurs joueurs importants, tels que Saipi, Steffen, Celar, Grgic, Bislimi, Belhadj et Valenzuela. Du côté du SFC, Antunes et Douline ont été laissés au repos, tandis que Frick et Rouiller ont débuté sur le banc.
Un succès encourageant avant le rendez-vous du 2 juin
Malgré ces changements, les Grenat ont pris l’ascendant dès les premières minutes de la rencontre. Guillemenot, en forme depuis plusieurs semaines, a ouvert le score dès la 4e minute de jeu sur un centre de Stevanovic. L’ex du Barça a ensuite la doublé la mise à la 52e minute. Ce doublé permet au Genevois de porter son total à 8 buts en championnat cette saison. Il se positionne logiquement comme un sérieux prétendant à une place de titulaire pour la finale de la Coupe de Suisse.
Cette victoire permet aux hommes de René Weiler d’aborder la finale de la Coupe de Suisse avec confiance. Les Servettiens ont montré qu’ils étaient capables de s’imposer face à un adversaire de qualité, même avec un onze remanié. De plus, le doublé de Guillemenot est une excellente nouvelle pour le moral des troupes.
Cependant, les Grenat devront se méfier d’un Lugano qui sera au complet et revanchard en finale. Les Tessinois ont en effet montré qu’ils avaient les ressources pour bousculer les Genevois, même sans leurs cadres. Ils se sont notamment procurés plusieurs occasions franches, mais ont manqué de réalisme dans le dernier geste.
Vers une finale palpitante
La finale de la Coupe de Suisse s’annonce comme un duel indécis entre deux équipes qui se connaissent bien. Le vainqueur sera celui qui saura se montrer le plus performant le jour J. Lugano visera un cinquième succès après 1931, 1968, 1993 et 2022, tandis que Weiler et ses joueurs tenteront de conquérir le 2 juin, à Berne, son premier trophée en Coupe depuis 23 ans. En effet, le 10 juin 2001 sous les ordres de Lucien Favre, Servette avait rapporté le trophée à Genève après avoir disposé d’Yverdon au Parc Saint-Jacques (3-0, buts de Lonfat, Petrov et Frei).
Avec son succès contre le FCL, le SFC se présente pour la finale avec le vent en poupe, fort d’un bilan exceptionnel face à son futur adversaire. En effet, sur les quatre confrontations qui les ont opposés cette saison, les Grenat se sont imposés à trois reprises, dont deux au Cornaredo. Le seul match nul concédé par Servette face à Lugano remonte au 17 décembre 2023.
Plus remarquable encore, le SFC est la seule équipe que Mattia Croci-Torti et ses joueurs n’ont pas réussi à battre depuis le début de l’exercice 2023-2024, sur les onze que compte la Super League ! Un bon présage avant la rencontre de dimanche prochain ? Il est encore trop tôt pour le dire.
Servette prend l’avantage psychologique avant la finale de Coupe de Suisse du 2 juin, mais Lugano a montré à de nombreuses reprises qu’il ne fallait pas le sous-estimer. Les statistiques penchent en faveur du club de la Cité de Calvin, mais une réaction des Luganais est attendue. Une finale serrée et palpitante en perspective.