Le Servette FC s’est rendu dans un stade de la Blancherie plein à craquer (5’400 spectateurs) pour un match 100% romand en Coupe Suisse. Une belle rencontre qui a débouché sur une qualification en demi-finale.
Il s’agissait, certes, d’une équipe de troisième division mais cela n’a pas empêché les Jurassiens de mettre en difficultés un minimum leur adversaires du jour. Contrairement aux Genevois qui ont eu le droit à un tirage plutôt clément jusqu’ici, l’équipe hôte, elle, restait sur deux grandes victoires face des équipes en forme de Super League (le FC Lucerne et le FC Saint-Gall).
Un Delémont qui sème le doute
Deux victoires qui ne sont pas seulement le fruit de la magie de la Coupe mais également d’un bon travail collectif, preuve en sont les 45 premières minutes de jeu. Les jaunes et noirs ont été solides défensivement et ont joué les coups à fond offensivement. Il n’y a pas eu de véritable grand danger apporté, mais ils ont tout de même été intéressants et le 1-0 n’aurait pas été démérité.
Les Servettiens, eux, ont donné l’impression d’être bien rentrés dans le match avec très vite des possibilités d’ouvrir le score. Une perspective qui a cependant rapidement changé.
Les erreurs techniques se faisaient de plus en plus répétitives, le jeu proposé était brouillon et les joueurs avaient du mal à se trouver. Les occasions offensives se raréfiaient et quand il y en avait, les choix laissaient à désirer, à l’image de Jérémy Guillemenot et Bendeguz Bolla qui ont tenté leurs chances à plusieurs reprises à la place d’être un peu plus altruistes.
Les cadres soulagent
Voyant son onze n’être pas assez tranchant dans le camp adverse, René Weiler entame la deuxième période avec un double changement, faisant donc entrer Alexis Antunes et Miroslav Stevanovic. Un coaching gagnant qui donne raison à l’entraîneur helvète, en à peine sept minutes. Le Bosniaque donne l’avantage aux Grenat suite un centre de Bendeguz Bolla qui aura trouvé son coéquipier libre de tout marquage au second poteau.
Ce premier but va mettre en confiance les Genevois qui vont également se montrer beaucoup plus dominateurs. Une domination qui va se confirmer avec d’abord l’aide des entrées de Dereck Kutesa et Timothé Cognat qui vont amener une stabilité et un plus dans le jeu.
Puis, avec le deuxième but de la rencontre signé Takuma Nishimura (74e), inscrivant ainsi son premier but sous le maillot servettien d’une jolie frappe puissante.
Malgré cela, les Delémontains n’ont jamais été démoralisés et ont continué à y croire durant l’ensemble de la deuxième mi-temps en vain. Cette fois-ci, la marche était trop haute et leur beau parcours s’arrête ici.
Le Servette FC continue donc à se battre sur tous les fronts possibles et se place maintenant qu’à deux victoires du trophée de la Coupe Suisse. Avant de pouvoir célébrer quoique ce soit, place à la demi-finale qui nous réservera, dans les cas, une belle confrontation vu les adversaires possibles: le FC Lugano, le FC Winterthour, le FC Sion ou les Young Boys.
Le Stade de Genève a retrouvé l’Europe ce jeudi 15 février avec le match aller des barrages de l’Europa Conference League qui opposait nos Grenat au dauphin du championnat bulgare.
Alors que ce match semblait être équilibré sur le papier, ce sont les Suisses qui ont mené la danse durant cette rencontre. Une domination, certes, mais pas assez pour faire sauter de joie les 13’800 supporters présents.
Un score final nul et vierge qui laisse un goût d’inachevé.
Avec un début de première mi-temps maîtrisé par le Ludogorets, il était inenvisageable d’imaginer un quelconque retournement de situation. En effet, ce sont les Bulgares qui se sont imposés en dictant le rythme du jeu et en créant le danger très rapidement. A l’image de la frappe de Son (10e) qui a obligé Jérémy Frick à se déployer pour empêcher l’ouverture du score.
Il aura fallu attendre le premier quart d’heure pour voir le Servette FC se réveiller et commencer à jouer. Malgré les divers coups de pied arrêtés et les nombreuses bonnes positions de frappes trouvées, l’équipe hôte n’a vu aucune de ses actions s’aboutir.
En particulier, Jérémy Guillemenot qui a manqué, peut-être, d’un peu de chance et de lucidité dans son dernier geste. Un résultat à la pause (0-0) qui n’étonne pas mais qui promet tout de même un beau spectacle en deuxième période.
En revenant des vestiaires, on a eu le droit à la suite logique des 45 premières minutes, les Genevois ayant continué à pousser et à se rapprocher de plus en plus de la cage de Sergio Padt.
Une volonté de marquer au plus vite qui se fait également ressentir par les changements de René Weiler qui a décidé d’apporter, dès la 60e, de la fraîcheur offensive avec Dereck Kutesa et Alexis Antunes.
Un coaching presque gagnant…alors qu’ils avaient fait le plus dur, Antunes se retrouvant seul devant les buts et n’ayant plus qu’à pousser le ballon au fond des filets…mais l’immanquable a été manqué. Enzo Crivelli, qui s’est retrouvé sur la trajectoire du ballon, condamne ironiquement son équipe au match nul (81e).
Une deuxième mi-temps que l’on pourrait donc décrire de frustrante tant la domination était flagrante. Les Bulgares n’ont pas été dangereux la moindre fois et les Grenat ont passé 45 minutes dans le camp adverse.
Comme souvent en Europe, le Servette FC a eu du mal à concrétiser ses actions. Cependant, parmi toute cette frustration, on peut souligner l’excellente prestation du jeune Théo Magnin qui a plus que bien fait son boulot en tant que milieu comme en tant que latéral.
Suite à ce résultat, les Genevois se déplaceront en Bulgarie sans le moindre “joker” et devront faire la différence là-bas. On a pu le constater, ils ont le niveau et ont été convaincants mais rien n’est encore joué. Ce match retour qui aura lieu le jeudi 22 février à 18h45, nous donnera la réponse de si oui ou non Genève accueillera de nouveau l’Europe cette saison.
Le Servette FC a joué son premier match à domicile de l’année, samedi, face au néo-promu Yverdon-Sport. Malgré le maigre score final, l’écart entre les deux équipes s’est fait ressentir.
En marge de l’hommage rendu aux ex-Servettiens Boris Cespedes et Anthony Sauthier, les Genevois ont dominé la rencontre et ont mérité les trois points en débutant cette rencontre avec un état d’esprit de vainqueur.
La VAR annule un but
À vrai dire, ils n’avaient pas le choix, ils devaient récupérer les points perdus plutôt dans la semaine avec la remonté au score de Winterthur (3-3), et également montrer à leur adversaire du jour que le match aller n’était qu’un mauvais jour (défaite 4-1).
Alors qu’Yverdon avait du mal à créer des occasions concrètes, les Grenat, eux, comme à leur habitude, passaient par les côtés pour créer le danger. Les centres s’enchaînaient et les frappes se multipliaient. Mais rien ne faisait trembler les filets vaudois, et on observait un manque d’efficacité.
Pourtant, à la 38e minute, Jeremy Guillemenot pensait avoir donné l’avantage aux siens… une joie stoppée nette par la VAR qui décida même d’avertir l’attaquant helvète pour avoir touché la cheville du défenseur après avoir frappé le ballon. Un fait de jeu débattable pour certains et qui peut frustrer, mais qui suit correctement la règle en vigueur.
Un Servette qui dicte le rythme
Durant la deuxième période, on retrouve un jeu à l’image des 45 premières minutes. Les hommes de René Weiler dictent le rythme, font tourner et gardent le ballon jusqu’à trouver les espaces exploitables. Une maîtrise qui fait plaisir à voir. Les attaquants se trouvent bien et se rapproche de plus en plus de l’ouverture du score.
Cependant, il aura fallu attendre la 78e minute pour enfin voir l’unique but de cette rencontre, signé Dereck Kutesa. Une oeuvre collective initiée par un centre de Gaël Ondua en direction de Micha Stevanovic, puis bien servi par ce dernier à Kutesa qui a fait parler sa puissance de frappe au premier poteau.
La fin du match se finit sans grande surprise avec un Servette dominateur qui gère et avec un Yverdon qui ne proposent quasiment rien offensivement.
Une victoire méritée qui permet aux Genevois de passer 3e au classement avec 35 points, étant ainsi qu’à un petit point de leur prochain adversaire, le FC Saint-Gall. Un match à l’extérieur qui nous promet du beau football. Et pour ne pas le manquer, soyez libre ce mercredi 31 janvier à 20h30 !
Après le report du match de samedi dernier, le Servette FC retrouve enfin la Super League, ce mardi à 19h, au Schützenwiese du FC Winterthur.
Terminant l’année 2023 avec une série de 11 matchs sans défaite en championnat, une série qui avait commencé face à leur prochain adversaire le FC Winterthur (2-2) à la Praille, le Servette FC a l’occasion de boucler la boucle et de démarrer cette nouvelle partie de saison de la meilleure des manières.
Une préparation réussie à Dubaï
Rappelons nous, les Servettiens nous avaient laissé un goût amer en bouche suite à leur dernier match officiel, Lugano était revenu au score (2-2) alors que le match semblait être plié avec les deux longueurs d’avance que nous avait offert Chris Bedia.
Un épisode qui semble avoir servi de leçon et de source de motivation afin de rattraper les points perdus. Des dires que l’on peut constater avec les bons résultats obtenus lors du stage de préparation à Dubaï. Avec les victoires face au FC Golf United (4-0) et face au Hibernian FC (5-1), les joueurs de René Weiler ont fait le plein de confiance et sont revenus en Suisse avec l’intention de continuer sur cette lancée.
Cependant, les Grenat devront se rendre à Schützenwiese sans plusieurs de leurs cadres dont Gaël Ondua (suspendu) et Chris Bedia qui s’est envolé en direction de l’Allemagne pour rejoindre son nouveau club, le FC Union Berlin.
De son côté, le FC Winterthur qui, avait terminé l’année en s’imposant à domicile face à Zurich (2-1) et Lausanne (1-0), se voit continuer à enchaîner les bons résultats en 2024 avec des victoires en match amicaux face à Livingston (3-2) et Rapperswil (4-0).
Pour continuer à surfer sur cette vague de victoires, les Zurichois pourront compter sur leurs trois hommes forts du moment, Matteo Di Giusto, Sayfallah Ltaief et Samuel Ballet qui sont tous trois meilleurs buteurs et passeurs du club.
De plus, Patrick Rahmen a vu son effectif être mis à jour avec de nouvelles arrivées dont une que l’on connaît bien, Boubacar Fofana, qui pourrait également être un danger pour la défense genevoise. Une équipe, donc, qu’il ne faudra pas sous-estimer et encore moins chez eux.
Laquelle de ces deux équipes verra sa série de victoires être prolongée? Laquelle verra son année débutée en beauté? Réponse ce mardi 23 janvier à 19h, et non pas samedi 20 janvier comme cela était initialement prévu. Faute à des prévisions météorologiques qui font qu’un match au Schützenwiese, qui n’a pas de chauffage souterrain, semblait irréaliste.
Le Servette FC a accueilli dimanche, pour son dernier match de l’année, le FC Lugano, un adversaire qui ne s’annonçait pas facile. Des dires confirmés sur l’ensemble du match, qui a vu le peu de supporters présents au stade passer par la joie, puis le doute et finalement la frustration.
Un résultat logique qui ne change rien au classement, mais qui laisse un goût amer juste avant la pause hivernale. Ce sont pourtant les Grenat qui se sont présentés sous leur meilleure forme en début de rencontre.
S’installant dans le camp adverse rapidement, ils ont su mettre en avant leurs qualités et ont ainsi créé le danger au sein de la défense tessinoise à de nombreuses reprises. Des efforts récompensés aux 27e et 40e minutes, avec tout d’abord un penalty sifflé suite à une mauvaise sortie du gardien Amir Saipi, qui tacle Chris Bedia après s’être fait dribbler. C’est également ce dernier qui va se charger d’ouvrir le score en prenant le gardien à contre pied. 13 minutes plus tard, le deuxième but genevois, lui, est le fruit d’une très belle action collective conclue par, encore lui, Bedia. Un doublé qui fait de l’attaquant franco-ivoirien le meilleur buteur du championnat avec 10 réalisations. Les 22 acteurs sont donc retournés aux vestiaires avec un score qui reflète bien le spectacle proposé durant les 45 premières minutes (2-0).
Tout ça devant une Tribune Nord malheureusement vide de toute ambiance, et de tout supporter…
On le sait, dans le football, 2-0 est loin d’être le meilleur des résultats: mentalement ça fait mal, mais l’espoir est encore présent. Cela, Mattia Croci-Torti l’avait bien compris en reboostant ses troupes durant la pause et en leur demandant « d’y mettre du cœur, du caractère ». Des paroles qui ont su faire leur effet car c’est un tout autre Lugano qui revient sur la pelouse, comme si les rôles s’étaient inversés. Les Servettiens ont du mal à garder le ballon et se sont fait dominer, concédant même un but à la 53e minute d’une jolie reprise de volée de Shkelqim Vladi servi par la patte gauche de Renato Steffen.
A la 67e, l’équipe visiteuse se retrouve à 10 avec l’expulsion de Johan Nkama qui écope directement d’un rouge pour une faute, au niveau de la ligne médiane, sur Gaël Ondua. Les cartes sont redistribuées et le jeu s’équilibre avec maintenant des occasions des deux côtés. Alors qu’il reste sept minutes dans le temps réglementaire et qu’on imagine le score resté tel quel, Ondua se retrouve cette fois dans le mauvais rôle et se voit être exclu après avoir obtenu son deuxième carton jaune. Un fait de jeu qui remet les deux équipes à égalité (10 contre 10) mais qui donne une grande opportunité aux Tessinois de revenir dans le match avec un coup-franc à 25 mètres des cages de Jérémy Frick. Steffen s’occupe de le tirer faisant arriver son centre parfaitement sur la tête d’Ayman El Wafi qui n’a qu’à pousser le ballon au fond des filets.
Un résultat de deux buts partout frustrant tant le match avait bien commencé mais qui est à l’image de la confrontation. Le Servette FC se voit donc stagner à la 4e place derrière le FC Zurich et le FC Saint-Gall qui sont tous deux proches à quelques points… pendant que les Young Boys, eux, prennent de l’avance tout seul en tête. Le prochain rendez-vous afin de voir si nos Genevois pourront remonter sur le podium sera le samedi 20 janvier à 18h00 à Winterthur.